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Pointe-Noire : les travaux de construction de l’avenue Antoinette Sassou Nguesso tournent au sinistre

Une semaine après la pluie diluvienne du 22 mars 2025, plus d’une centaine d’individus restent bloqués dans des conditions déplorables. A l’origine de ce sinistre, des travaux de construction mal exécutés par l’entreprise Socofran.

Le Centre d’Actions pour le Développement (CAD) est sérieusement préoccupé par la destruction des maisons d’habitation dans le quartier 418, dans le 5ème arrondissement de Pointe-Noire, Mongo Mpoukou. Une semaine après la pluie diluvienne du 22 mars 2025, plus d’une centaine d’individus restent bloqués dans des conditions déplorables. A l’origine de ce sinistre, des travaux de construction mal exécutés par l’entreprise Socofran. Le CAD dénonce la passivité des autorités municipales et gouvernementales face à ce désastre, et demande leur intervention imminente pour soulager les victimes et restaurer leur dignité humaine. Lire la note

Les victimes sont essentiellement des familles à faible revenu. Ce qui les exaspère davantage. Cette catastrophe, évitable, n’est pas naturelle. Elle résulte d’une mauvaise évaluation des risques liés au type de sol et à une non prise en compte des facteurs climatiques par l’entreprise Socofran qui conduit le projet d’aménagement et de pavage de cette avenue, ainsi que le traitement de l’érosion du quartier 418. Notre recherche sur le terrain a touché 130 personnes dont 68 enfants affectés. L’entreprise Socofran qui exécute les travaux n’a visiblement pris aucune précaution viable pour limiter l’impact humain de ses travaux démarrés en pleine saison pluvieuse. Des familles ont été forcées d’abandonner leurs maisons. Certains individus ont été contraints de se réfugier chez un parent. Les familles qui sont restées n’ont d’autre choix que de vivre dans l’indignité totale par manque d’alternative. Elles sont exposées à des affections opportunistes et vivent dans la peur permanente, redoutant une aggravation de leur condition en cas de nouvelles pluies.  Télécharger l’intégralité du document

« La plus grande peur c’est une autre pluie. Ma fille, ici, est sortie de la maison par la toiture. Ce sont les voisins qui l’ont fait sortir par la toiture »

« Avant les travaux, on n’avait pas de problème. Mais depuis qu’ils ont commencé, quand il pleut, on ne peut pas dormir. Plusieurs voisins ont déménagé. Si on avait un endroit où aller, vous ne nous trouverez pas ici »

Habitantes du quartier 418
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cadev

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